W., le film !

Publié le par Princess et Nam

Hier soir, Princess et Nam sont allés pour la première fois au Charles Theatre. Situé dans l'un des plus curieux bâtiments historiques de Charles Street, ce petit complexe cinématographique abrite 1150 places, réparties en 5 salles. Depuis sa construction en 1892, il a servi de hangar pour téléphériques, voitures ou même bus, de bibliothèque pour aveugles, ou encore de salon de danse, avant de devenir en 1939 la première salle de cinéma de Baltimore. Quatre autres salles ont été ensuite ajoutées en 1999. Encore aujourd'hui, ce bâtiment est imprégné de son histoire. Il a l'âme des vieux cinémas de quartier comme on les voit dans les films d'en temps, ce qui ne l'empêche pas de disposer d'une machine à popcorn et de fontaines à sodas ! Le Charles Theatre a la particularité de diffuser une grande variété de films (dont quelques films français), et notamment le dernier né d'Oliver Stone : W., écrit par Stanley Weiser avec dans le rôle de George W. Bush, actuel président des Etats-Unis rappelons-le, Josh Brolin.
Le film a pour but de retracer l'ascension de George Bush "Junior", fils à papa alcoolique que la foi en Dieu a poussé à entamer une carrière politique et une course à la Maison Blanche. Majoritairement axé sur la période 2002-2003, pendant laquelle l'opération "libération de l'Irak" a été décidée, le film est saupoudré de flashbacks relatant le parcours de W., ses déboires au milieu d'autres étudiants à Yale, son incapacité à garder un job d'été, sa rencontre avec sa femme Laura, son rôle au sein de la campagne de son père à la présidence, sa course pour le poste de gouverneur du Texas... Le tout agrémenté de quelques pas chassés entre la réalité et l'imagination de W., en plein débat intérieur entre le rêve de devenir entraîneur de baseball et le désir de susciter, un jour, la fierté de son père.
Ceci aurait pu donner un très bon film... Sauf qu'à vouloir en dire trop, il n'en dit pas assez... Et que le tout aurait pu être un peu plus creusé. Oliver Stone force le trait sur les mauvaises manières de George W. Bush, qui parle la bouche pleine presque tout au long du film... Pour en arriver à l'anecdote du Pretzel !
Tout ceci rend le personnage plutôt sympathique, finalement, puisqu'humain, mais ne nous apprend rien sur le contexte dans lequel la guerre en Irak a été déclenchée.
A noter, Thandie Newton qui, loin de rendre hommage à Condoleezza Rice, lui prête un air niais et inutile, petit chien de W... Et l'accent mis sur Colin Powell (joué par Jeffrey Wright) qui, à plusieurs reprises, a tenté de convaincre le Président de ne pas envahir l'Irak, mais qui a dû plaider en faveur de cette guerre à l'ONU... 
On ne refait pas l'Histoire... 

Publié dans Culture américaine

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Genco :0023: 13/11/2008 16:58

Hello , Pourquoi Stone ne parle pas de l'élection de Bush en 2000 et du comptage des voix en Floride, c'est dommage pour la crédibilité du film, non ?

Princess et Nam 13/11/2008 17:01


Effectivement... Beaucoup de sujets ne sont pas traités et manquent sérieusement... Ses deux campagnes en font partie...
En même temps, on comprend bien qu'il est délicat d'en parler alors qu'il est encore à la tête du pays... Mais dans ce cas, ils auraient pu attendre pour faire le film et nous offrir quelque chose
d'un peu plus aboutti... Sans tomber non plus dans la critique subjective, façon Michael Moore...


CARAMBAOLE :0114: 13/11/2008 16:36

Une promenade
sympa chez toi