Le Congrès au secours de l'Economie américaine...

Publié le par Princess et Nam

George W. Bush l'avait annoncé à la télévision le 24 septembre : la crise financière est profonde et il faut la considérer avec beaucoup de sérieux ! On imagine bien que les gens qui ont été mis à la porte depuis de nombreux mois s'en sont rendus compte bien avant l'éminent 43ème président des Etats-Unis !
Ainsi, il a invité le Congrès et l'US Treasury à réfléchir à un plan de sauvetage (bailout plan) de l'économie américaine afin d'éviter que celle-ci ne perde à jamais sa suprématie et son leadership. En effet, le mois de septembre 2008 a été le plus noir depuis le début de la crise des subprimes et le gouvernement américain se doit à présent de réagir. AIG, Lehman Brothers, Freddie Mac and Fannie Mae ont été secourus par le gouvernement fédéral mais l'assise de ce dernier est bien instable et les marchés financiers ont perdu toute confiance. Wall Street est instable et au bord d'un crash sans précédent. Les firmes américaines ne savent pas quel sera leur prochain partenaire à fermer ses portes...Le secrétaire à la Trésorerie Américaine, Henry Paulson, a récemment proposé une enveloppe de sauvetage de 700 millions de dollars, approuvée par le gouvernement Bush. Après de multiples négociations aves les leaders du congrès, du ministère des finances et de la trésorie, the Emergency Economic Stabilization Act of 2008, inspiré du Plan Paulson, a été soumis au vote de la Chambre des Représentants ce lundi. Ce plan prévoyait de :
1) stabiliser l'économie grâce à l'enveloppe de 700 millions de dollars destinée à racheter les hypothèques et autres biens afin de colmater le bilan désastreux des institutions financières et permettre aux familles, petites entreprises et autres entreprises d'avoir à nouveau accès au crédit, indispensable au relancement de l'économie. Ce plan prévoit aussi l'instauration d'un logiciel visant à sécuriser les actifs des entreprises en difficulté.
2) préserver la propriété en permettant la modification des prêts frauduleux que possèdent certaines familles américaines afin de leur permettre de conserver leurs biens. Les agences fédérales détentrices de propriété auront également la possibilité de réaliser des modification dans les contrats préalablement ratifiés. De plus, le plan prévoit d'améliorer le plan d'accession à la propriété en élargissant les pouvoirs du Department of Housing and Urban Development pour aider les familles de travailleurs à conserver leur toit.
3) protéger le contribuable en lui évitant de payer les erreurs de Wall Street. Cette nouvelle législation oblige les organismes qui doivent se placer sous la protection du gouvernement afin de préserver leurs acquis de promettre de redistribuer aux contribuables les futurs bénéfices comme résultats de leur participation au plan de sauvetage. La loi prévoît aussi que le Président puisse taxer les institutions fiancières pour éponger les pertes des contribuables.
4) limiter les parachutes dorés en obligeant les responsables des institutions se plaçant sous la protection fédérale à réinvestir leurs primes pour palier leurs erreurs (Pour entrer dans le cadre de ce nouveau projet de loi, les entreprises perdront certains cadeaux fiscaux et leurs possesseurs devront se soumettre aux nouvelles règles financières et ne plus s'enfuir avec des millions de dollars alors que les contribuables perdent tout).
5) renforcer le contrôle en débloquant progressivement les 700 millions de dollars sous réserve d'un rapport approuvé par le Président, un conseil de surveillance étant mis en place afin de prévenir tout abus, fraude ou gaspillage.Mais contre toute attente, la Chambre des Représentants à rejetté ce projet de loi gelant ainsi tout les espoirs d'un sauvetage de l'économie américaine. Les candidats républicains et démocrates à la présidentielle du 4 novembre se sont unis pour inviter le Congrès à ratifier ce projet de loi afin d'en permettre son exécution. Comme en France, Chambre des Représentants et Congrès (députés et sénateurs) doivent ratifier un projet de Loi pour en permettre son exécution. Et comme en France, la loi permet toujours une alternative en cas de premier refus. Ainsi, le vote du Congrès prévu ce soir sera suivi par un nouveau vote de la Chambre des Représentants après avoir placé ce projet de loi sous l'égide d'une modification d'une loi fiscale déjà existante. Politique et économie sont des domaines aussi complexes sur la Terre de l'Oncle Sam qu'en France. Mais l'urgence est telle que les analystes estiment que, si le gouvernement ne parvient pas à rétablir la confiance dans les marchés américains, la crise pourrait s'aggraver d'autant plus. Le risque étant d'assister à une dégringolade sans précédent du Dollar face à l'Euro qui pousserait notamment l'OPEP à négocier le pétrole en Euros. Les Etats-Unis sont face à une crise majeure, il s'agit d'en planifier les conséquences et de prendre les bonnes décisions au plus vite !
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Publié dans Baltimore au quotidien

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